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Galerie du Crous de Paris. Cur. Collectif Nest ; 

Olivia Funes Lastra

Constance de Raucourt

 Park Chae Biole

 Park Chae Dalle

EACH DAY
2023

La maison est un abri physique que les individus construisent, préservent, s’approprient et habitent, comme un territoire personnel qui échapperait à l’universel. Elle est un point d’ancrage essentiel à la sécurité et à l’intimité de ses occupants, tout en étant foisonnante de surprises et d’événements. L’exposition prend forme sur cette idée, quand Olivia Funès Lastra, Park Chae Dalle, Park Chae Biole et Constance de Raucourt, décident de poétiser une fois de plus le « vivre ensemble », faisant de la Maison un moteur dans l’investissement de leurs différents lieux d’exposition. Elles souhaitent bâtir un lieu de vie que l’on crée ensemble, dans lequel l’exposition serait comme une maison qui lie les artistes, les oeuvres d’art et leur évolution. « la maison qu’on achète, celle qu’on hérite, celle qu’on édifie ou celle qu’on restaure, constitue notre “dessin” d’adulte. Aussi bien que nos dessins d’enfant, elle dit ce que nous sommes et, surtout, ce que nous faisons de nous-mêmes. Notre maison est notre seconde peau, elle nous raconte. » - François Vigouroux un psychanalyste, « l’âme des Maisons », 1996 Dans cette Maison, il y a une verrière, un étage, du mouvement, vingt artistes, et les escaliers sont en bois. La traversée complète de la Maison se fait en neuf jours. Chaque jour est nouveau, grâce à tous les artistes qui participent : Sol Shin, Reda Boussella, Élise Brion, Alice Coquelle, Sori Jeon, Yeongseo Jee, Kenza Belkadi, Milena Leblanc, Stéphane Gaultier, Yves Bartlett, Traumpunk, Laetitia Marie, Mathilde Klinger, Emma Vallejo, Martijn Van Elferen, Sinae Lee, Dosoung Kim, Clara Muel, Aziliz Le Boubennec, Lena Aboukrat. Ensemble, ils se demandent comment investir ce lieu d’exposition comme un espace de vie. Habituellement à usage personnel, la Maison devient ici un espace collectif où les souvenirs partagés qu’elle enveloppe, éclosent entre le public et l’exposition. A travers le rituel, le rythme, le geste artistique, la temporalité de l’oeuvre et le mouvement, les artistes viennent un à un habiter l’espace. Ensemble, ils construisent, accumulent, modifient, altèrent et prennent du plaisir dans le présent. Un.e artiste que l’on cherche, une maison que l’on porte, des notes qui nous traversent, un habitat qui est nôtre, bien des aventures se narrent dans ce lieu propice au partage. Elle voit chaque jour une Oeuvre totale et inédite se révéler, dont la seule limite est son caractère éphémère. Du dessin que l’on cueille, aux oeuvres qui prennent forme ou se déplacent, en passant par un son qui ambiance et des productions dont il ne reste aucune trace, cet habitat collectif fait se rencontrer des formes, résonner des idées et entrecroiser des pratiques. Les oeuvres y suivent le modèle de l’impermanence pour construire un territoire, où les artistes s’approprient les espaces et le temps, selon leurs propres conventions. Lorsque d’une simple présence le récit se meut, chaque proposition personnelle crée cet endroit. C’est alors en perpétuel mouvement que les artistes vous souhaitent la bienvenue « Chaque jour », où l’esprit est matière et forme la Maison.

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Les Flammes
2021

Musée d'Art Moderne de Paris. Cur. Anne Dressen , assistée par Margot Nguyen

Je vous emmène visiter l'exposition Les Flammes, présente au Musée d'art Moderne de Paris et exclusivement composée d'œuvres céramiques. Cette thématique, non anodine, se place dans une contemporanéité qui voit la céramique en vogue depuis quelques années et défend ainsi davantage cette pratique artisanale. Construite à la manière d'un musée d'Histoire dans un espace d’exposition contemporain, elle déploie dans son espace un parcours qui invite à une découverte aussi didactique qu’esthétique. En effet, pléthore d'œuvres en céramiques sont exposées ici, chacune prenant place dans un espace attribué pour révéler son processus artistique, son esthétique et son utilité. C’est ainsi que nous pouvons dérouler la trajectoire du.de la visiteur.se selon trois grandes thématiques comme suit : dans un premier temps, la partie technique dans laquelle nous découvrons les matières, les gestes, les divers procédés entre autres, pour nous introduire à ce médium encore trop peu connu et nous donner toutes clefs en main pour apprécier de plus belle ces prouesses artistiques. Ensuite, la seconde partie se concentre sur les usages de ce médium qu’il soit de l’ordre de l’utilitaire, du domaine artistique ou encore du rituel. Enfin, la céramique est abordée comme moyen de véhiculer des messages, du trompe-l'œil en passant par un art anticlassique, jusqu’au discours politique, notamment féministe en toute fin pour clôturer à merveille cette exposition. ​Les outils à la compréhension nous sont donnés à travers des grandes parties écrites à même le mur et à travers des sous-parties, rattachées à des exemples tangibles. Ces textes sont, il me semble, suffisamment précis et concis, ils ne prennent ni trop de temps à lire ni trop d’envergure. Tout au long de l’exposition, la céramique est offerte sous un angle différent, ce qui sans cesse éveille le sentiment de surprise et d’émerveillement. D’ailleurs, ce choix de la libre circulation dans l’espace ne fait que donner de l’ampleur à ces sentiments, dans la mesure où, nous ne sommes plus guidé.e.s par une trajectoire donnée, mais bien par ce qui un moment donné à capter notre regard. Au gré de nos envies, nous allons de-ci, de-là. Nous sommes alors entouré.e.s de nombreuses œuvres dans un même endroit, pourtant, chacune va pouvoir exister individuellement par le biais de la scénographie et du mobilier d’exposition. Pour la plupart de plus ou moins petite échelle, l’espace est suffisant pour regarder chacune d’entre elles comme il se doit et cela instaure même un rapport d’intimité plutôt jouissif. L’exploration de chaque salle peut alors être envisagée à l’instar d’un cabinet de curiosité. Quant au mobilier, à la découpe empruntée du design, à la couleur brute et au graphisme épuré et linéaire, il n’encombre ni l’espace, ni les œuvres. Toutefois, il existe dans mon souvenir, à deux reprises, un regroupement central de socles bien trop imposants tant pour les œuvres que pour la libre circulation. Il est bien rare qu’une exposition autour d’un même sujet nous donne à voir tant de points de vue différents, qui plus est, avec autant de pertinence à chaque coin de salle. Transporté.e.s non seulement par la diversité de formes, de couleurs et d’intentions, les ambiances identifiables à chaque avancée dans l’exposition sont aussi proposées par l’éclairage tantôt d’un blanc écarlate, tantôt d’une lumière plus douce, voire même rosée parfois. Quand les discours divergent, le médium demeure, là est toute la force de cette exposition, qui à réussi à mon sens à raconter l'Histoire de la céramique, de surcroît, à révéler des caractéristiques singulières et esthétiques, personnellement inconnues. En somme, à transgresser les idées communes, sinon étroites et sous-cotées de cette pratique artisanale et artistique. Ainsi, cette diversité incroyable de créations nous transporte et jamais ne nous lasse. Ayant généralement du mal avec les expositions, disons chargée, celle-ci m’a au contraire beaucoup plu. Je me suis beaucoup amusée à errer dans l’espace, à prendre mon temps, comme à mon habitude. Jeune commissaire que je suis, pour la première fois j’ai vu l’urinoir de Duchamp, j’ai réalisé la diversité des techniques en matière de céramique, j’ai appris par ailleurs l'existence des impressions céramiques 3D, j’ai vu que l’accident créateur avait aussi sa place dans cette discipline comme bien d’autres dans l’Histoire de l’Art. Pour finir, j’ai affirmé mon goût pour ce que nous pourrions appeler du combine painting, faisant dialoguer peinture et céramique, espace bidimensionnel et tridimensionnel, absence et présence...

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La Forme D'une Vague à L'intérieur D'une Vague
2019

La Criée - Centre d'art contemporain

Cur. Sophie Kaplan

Notre analyse se concentrera sur une exposition personnelle de l’artiste californien David Horvitz, La forme d’une vague à l’intérieur d’une vague . Invitée par la curatrice Sophie Kaplan, cette exposition s’est déroulée au centre d’art contemporain de la Criée. Investissant trois pièces, qui proposent aux spectateurs une variation et un échange autour de ses perceptions du temps et de l’espace, l’artiste tente de les traduire à travers plusieurs médiums, tantôt matériels tels que la vidéo, la Nature, les livres, la performance, etc. tantôt immatériels tels que le récit ou les rumeurs. A la suite d’une description, nous procéderons tant à une analyse plastique qu’esthétique, puis, nous irons jusqu’à en préciser sa portée dans le monde de l’art actuel. Tout d’abord, je vous invite à me suivre et à déambuler dans cet espace, afin d’obtenir une description précise et concise quant à l’organisation de ce lieu. L’entrée de l’espace d’exposition nous conduit directement dans la pièce principale, sculptée par l’installation Berceuse pour un paysage. Cette production se compose de quarante cloches tubulaires en laiton oxydé, suspendues depuis la charpente et formant un oval dans toute la pièce. Elle matérialise les quarante notes de la mélodie traditionnelle Luskellerez Vor, traduit du breton : Berceuse de la Mer. Les murs quant à eux présentent deçà delà des fragments ou des vers des poèmes visuels de l'artiste, écrits en français ou en breton. Propositions pour horloge est une création diffusée dans l’espace sur des formats A4, imprimées et collées à même le mur et éclairées par une découpe réglée à leurs dimensions exactes. Lorsque le spectateur se dirige vers une autre petite salle située à sa droite quand il entre, il rencontre Carte de Bretagne, un mercredi, un bouquet de roses rouges disposé dans un bocal en verre soufflé, lui-même surmonté à l’aide d’un socle. Ensuite, le spectateur est amené à traverser un rideau noir qui l’éloigne tout à coup de toute lumière et le positionne devant une installation vidéo, Nostalgia . En réalité, il s’agit plutôt d’un diaporama continuel de dix-neuf mille quatre-vingt photographies appartenant à l’artiste, qui dès leur disparition à l’écran sont supprimées définitivement. Mettons le cap à présent sur la dernière salle, située à l’opposé de la porte d’entrée. Au sein de cette dernière, vêtue d’un blanc écarlate, nous pouvons y trouver la pousse d’un frangipanier placée sur le rebord de la fenêtre et accompagnée de deux lettres collées au mur. Enfin, une table sur laquelle sont disposés treize tampons proposant les mots suivant : PLUIE, TOI, NUAGES, LAC, BUÉE, ONDE, GLACE, NEIGE, OCÉAN, SOURCE, RIVIÈRE et MER et quatre mille feuilles de papiers. Lors de son exposition, l’artiste David Horvitz prend pour matière première deux principaux concepts longtemps interrogés dans le domaine des arts : l’espace et le temps. Ces derniers prennent place partout dans l’exposition de manière plus ou moins explicite et sûrement très poétique. Si nous nous penchons sur chacune de ses productions, il va sans dire que leur intitulé se remplissent intrinsèquement de ces deux notions, énoncées séparément ou bien de façon complémentaires, comme nous pouvons l’observer dans les exemples suivants : Berceuse pour un paysage , Carte de Bretagne un mercredi , Proposition pour horloge , Les frangipaniers de ma grand-mère , Nostalgia . Nous le constatons, tant à travers ces titres que ces présences sensibles, un paysage se dessine au sein de ce lieu qui prend vie grâce à la présence du.de la spectateur.trice. Si nous prenons l’exemple de Berceuse pour un paysage, nous pouvons voir que cette dernière rassemble ces trois critères. Cette installation est activée par le.a visiteur.se qui à l’aide de bois flottés collectés sur les plages bretonnes, a le pouvoir de les faire sonner à sa guise. En suivant cette trajectoire imposée par l’installation, l’espace est tout de même orienté par l’artiste. Toutefois, chacun.e est libre de proposer une interprétation à son rythme et à sa mesure, autrement dit, en prenant le temps qu’il.elle souhaite. De plus, les interventions sonores envahissent l’espace et se déplacent différemment selon la loi de la résonance et selon la place qu’occupe le.a regardeur.se. L’exposition elle-même est source de déclenchement à l’idée d’espace et de temps, dans la mesure où, elle est confectionnée sur mesure, au regard de son positionnement sur le territoire breton. Notamment, avec ce bouquet de roses rouges, relatant un art du déplacement. Cette œuvre s’apparente alors à une carte éphémère du territoire composée et visitée par l’artiste lors d’un voyage d’une journée dans la région. Par ailleurs, au regard de son éphémérité, il peut également être lu comme une représentation temporelle qui dessine l’impermanence de toutes choses. Il y a aussi cette fameuse berceuse bretonne, témoin que l’artiste a su s’adapter tant à la culture qu’au public en usant de son imagination pour interpréter à sa manière une tradition qu’il ne connaissait pas. Quant à la notion du temps, elle s’illustre parfaitement avec le diaporama Nostalgia, une production unique programmée pour durer exactement le temps de l’exposition : dix-neuf mille quatre-vingt minutes, montrant ainsi chaque archive personnelle de l’artiste pendant une minute. Nous pouvons aussi mentionner l'œuvre Propositions pour horloges qui fait se rejoindre tant l’espace que le temps, telle une alternative au standard de mesure du temps poétisée, dispersée dans les rues rennaises et les murs de la Criée. Alors, temps et espaces s’entrecroisent pour créer une géopoétique. Ces deux concepts qui régissent inévitablement la vie tendent à lier l’art de celle-ci. Ce qui nous mène à une autre notion également importante dans la vie des Hommes, celle du partage. En effet, la place du.de la regardeur.se est primordiale dans la pratique artistique de David Horvitz. Il ne s’agit même plus que de rendre ce dernier acteur.trice de quelque chose, mais aussi d’établir une sorte de relation sans tabou, frôlant même l’intime, la confidence. Nous l’avons vu, Berceuse pour un paysage demande la participation du regardeur afin de pouvoir exister pleinement. Il est alors question de laisser libre cours à la volonté de chacun.e, de les faire déambuler dans l’espace, de les mettre à la fois dans une position d’écoute quand l’un s’y met, dans une position de transmission quand c’est à l’autre ou encore de s’amuser les uns avec les autres en proposant des canons ou autres interprétations. Lorsqu’il présente Toi, nuage, pluie, rivière, source, mer, océan, lac, neige, rosée, glace, buée, onde, Horvitz invite également les visiteur.se.s à s’emparer des tampons déclinant les états de l’eau pour qu’ils s'investissent sur les feuilles ou sur les murs suivant l’imagination du ces dernier.e.s. Les visiteur.se.s partagent ensemble ce moment de créativité voire même d’échange. L’idée de confidence, elle, s’installe auprès du diaporama où des clichés très personnels de l’artiste apparaissent : photographies floues, mal cadrées, prises à la volée,etc. Autrement dit, des photographies descriptives d’instants fugitifs, d’environnement. Toujours autant ancrées dans l’espace ou le temps, ces images font en quelque sorte le récit de David Horvitz, nous faisant rire, imaginer, voyager, réfléchir ou penser. Elles révèlent à leur manière certains traits de caractère de l’artiste, ses tendances et inclinations, son tempérament,etc. Tout cela, à moindre mesure bien évidemment. Horvitz partage davantage son histoire dans la dernière salle, avec, si nous pouvons le dire ainsi, l’allégorie de la pousse de frangipanier. Elle est envoyée à la Criée depuis la ville de résidence de l’artiste à Los Angeles, flanquée d’une lettre qui raconte son histoire, mentionnant les faits suivants : cette plante originaire d’Amérique centrale et du sud a voyagé à travers le temps et se sont acclimatées dans d’autres régions du monde maintenant, ce qui mène à penser migration et enracinement. D’autant plus que les pousses de frangipaniers lui ont été données par sa grand-mère dont la famille est originaire du Japon. Il convient ainsi pour l’artiste de les transmettre à son tour en les dispersant au gré de ses expositions dans le monde entier. Il emporte avec lui une part de son histoire et confie à ses hôtes le soin de les cultiver à leur tour. Hors des frontières, David Horvitz réunit en un même lieu différentes traditions qui unissent des communautés, des productions qui permettent l’échange et nous mettent face à des faits actuels qui nous placent dans un contexte de l’instant présent ou du présent qui nous lie. En somme, ce qui tend à faire se confronter tradition et contemporanéité. Il nous semblerait que David Horvitz ait trouvé un fabuleux point d’équilibre joignant ces deux éléments souvent mis en opposition quant au débat binaire sur l’art contemporain. Si nous commençons dans cet ordre par l’analyse visant la tradition puis la contemporanéité, il est essentiel de porter un regard tant sur le concept de réalisation que sur les processus de fabrication, mais aussi l’esthétique elle-même. Carte de Bretagne un mercredi par exemple, s’accapare d’un thème qui relèverait presque d’une tradition au sein de l’Histoire de l’art : le bouquet de fleurs. En effet, celui-ci est un sujet récurrent qui parcourt les siècles de l’Antiquité à nos jours. Représentant chacun leur tour et à leur manière des formules de vanité ainsi que diverses expressions de valeur morale et de significations. Quant au processus lié au pot de fleurs réalisé en verre soufflé, il est lui aussi une tradition ancienne. Cette technique remonte au Ier siècle avant J-C et prend un nouveau tournant au XX° siècle lorsque dans le domaine artistique, le soufflage traditionnel connaît une renaissance, notamment avec la naissance du mouvement Studio Glass aux Etats-Unis et en Europe dans les 60s-70s. A l’instar de la pousse de frangipanier au regard de la tradition, il y a là aussi la volonté de défendre l'œuvre d’art réalisée dans l’atelier-verrerie. Le mélodie traditionnelle Luskellerez Vor est elle aussi remise au goût du jour à travers une installation à une échelle revisitée et démesurée, typique de l’art contemporain. A l’inverse, avec Nostalgia, il y a plutôt intérêt à questionner la surproduction des images à l'ère du numérique, ainsi que leur pérennité. Bien que certaines photographies soient perçues comme des traditions, telles que la photographie de classe ou de famille, il n’est rien de cela ici, les photographies s’apparentent davantage à la vanité. Nous pouvons aussi établir une liaison avec l’usage que nous faisons de l’image dans notre monde contemporain à travers les réseaux sociaux comme ces stories d’une durée de vie de vingt-quatre heures ou encore cette attirance pour la quantité plus que la qualité. Ce qui nous conduit au concept lié par essence, du non tabou, de la transparence, la volonté d’exposer des inconnu.e.s notre vie intime et de ne plus avoir la peur d’être jugé.e.s. Il va sans dire que l’inclusion du.de la regardeur.se est monnaie courante dans la pratique contemporaine. Pour clore cette analyse, nous pouvons résumer et s’accorder de la manière suivante. Nous l’avons dit, l’idée d’échange est capitale dans la pratique de l’artiste. Il convient à tou.te.s de dire que les lieux d’expositions sont des lieux d’échanges : de sensibilité, de pensée, de critiques, etc. Mais l’artiste tente davantage de conduire les visiteur.e.s vers ceux-ci. Il est aussi important de souligner l’intention de l’artiste à s’imprégner de l’environnement de son exposition. Nous avons remarqué sa tendance à utiliser des matières propres à la terre qu’il investit, pour donner à son tour un peu de son monde et beaucoup de sa sensibilité. Retenons aussi que l’art et la vie se conjuguent à merveille et que cette joie et simplicité à vivre et à œuvrer a autant le pouvoir de modeler des idées que des formes. Le temps et l’espace ne deviennent plus des finalités ou des épreuves de la vie mais bien au contraire un terrain de jeu où chacun.e possède entre ses mains les cartes pour vivre pleinement cette aventure.

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